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Blog sur la violence scolaire
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JOURNÉE INTERNATIONALE MÉTHODE MONICA TOSCANO PREVENTION IN ACT®

20-05-2017

« T’es seul, t’as pas d’amis, tu sais pas quoi faire. Le désespoir et la solitude sont si forts que tu finis par faire ce qu’ils veulent. » Adolescent de 13 ans, Buenos Aires. 

« Si quelqu’un te parle mal ou t’insulte, tu peux y penser des fois pendant trois jours. Si ça te touche beaucoup, tu peux y penser pendant une semaine, et même plus si on te le dit tous les jours. » Adolescent de 13 ans, Barcelone.

« On se sent insultés, on se sent humiliés. »

Fillette de 11 ans, Düsseldorf.

 « La violence verbale, tu sais ce que c'est que la violence verbale, Monica ? Tout le monde sait l'utiliser, on apprend ça depuis tout petits. » Enfant de 9 ans, Barcelone.

« Il ne faut pas se moquer parce que ça fait mal au cœur, ça peut le briser. » Enfant de 6 ans, Paris.

Société, chers parents, chers enseignants, 

Nos enfants en situation de risque émettent en permanence des signes. 

Des signes que nous lisons la plupart du temps après que les faits se soient produits. Des signes faits pour être lus, écoutés comme un véritable appel à l’aide. Nos enfants nous demandent de les aider à mettre des limites à la cruauté d’un groupe qui, souvent, ne leur permet pas de penser, d’étudier, de vivre. Et, cela les conduit, en fabriquant un « moi » massif et cruel, à faire des choses qu’au fond ils ne souhaitent pas. « Je l’ai fait juste pour qu’ils me laissent rester avec eux. »

Un enfant peut être maltraité, un autre être l’objet de moqueries, un autre se sentir blessé. D’autres se verront forcés à payer une sorte de « péage » consistant à frapper, insulter, afin de pouvoir exister dans un groupe qu’ils considèrent quasiment comme leur propre vie. Et le scénario sera ainsi écrit comme chaque année, en fonction des différents personnages choisis à chaque fois par le groupe. Nos enfants mettront en scène tout ce qu’ils ne comprennent pas. 

En tant que parents, qu’enseignants, nous devons être attentifs. Mais être attentifs ne veut pas dire faire preuve d’intrusion dans la vie de nos enfants. 

Cela signifie les accompagner, les écouter et apprendre à lire les signes qu’ils nous montrent afin que nous les comprenions.

Voilà le principal objectif de cette journée : créer un espace de rencontres interdisciplinaires où exprimer les difficultés que nous rencontrons en tant que société et auxquelles nous pouvons difficilement répondre, telles que les expressions de violence de l’enfance à l’adolescence. Nous savons que les principaux lieux où cette violence s’exprime sont les familles et les écoles. Nous venons du domaine clinique, où nous nous sommes occupés de manière ponctuelle des expressions de violence dans la sphère familiale. En l’an 2000, nous avons élargi notre travail de recherche et de prévention à l’espace de socialisation des enfants, des préadolescents et des adolescents, que sont les écoles. Notre travail sur le terrain dans les écoles nous a permis d’observer que, dans cet espace de socialisation, les enfants subissent un fléau très lourd : la violence scolaire. Afin de fournir des outils de prévention à ces expressions de violence, nous avons créé la méthode MONICA TOSCANO PREVENTION IN ACT®. 

Nous vous invitons à partager cet espace d’enrichissement mutuel, où nous pouvons tous écouter les soucis survenant dans les familles, les écoles, à l’échelle individuelle, afin d’être en mesure de commencer à apporter des réponses. 

Depuis notre institution, nous partagerons avec vous le travail des différentes équipes des établissements scolaires dans le cadre de la mise en application de la méthode MONICA TOSCANO PREVENTION IN ACT® avec leurs élèves, afin de pouvoir continuer à créer des réseaux de prévention nous permettant de disposer d’outils face à la violence et de vous apporter des réponses à partir de notre travail de recherche avec plus de 10 000 enfants, préadolescents et adolescents dans un grand nombre d’établissements : à Buenos Aire depuis l’an 2000,  à Barcelone depuis 2005, à Paris depuis 2011, et à Düsseldorf depuis 2013.

Cette journée s’adresse aux : 

Établissements scolaires

  • Établissements scolaires en général, tant du primaire que du secondaire
  • Établissements scolaires mettant en œuvre la méthode MONICA TOSCANO PREVENTION IN ACT® 
  • Établissements scolaires en cours de formation à la mise en application de cette méthode

Étudiants :

    • Étudiants de la faculté des sciences de l’éducation et de la Communication sociale de l’Université de El Salvador

Témoignages de directeurs d’établissements, d’enseignants et de parents en relation à ce travail de prévention

« L’une des choses que j’ai beaucoup aimées, c’est la cohérence de cette méthode appliquée aux enfants, aux parents, et aussi aux directeurs d’établissements scolaires et aux enseignants. Pour pouvoir faire des lectures, pouvoir lire les signes et acheminer ce qui nous préoccupe vers la voie la plus assertive possible. Il y a une cohérence totale, et cela soulage vraiment de savoir que ce que nous avons appris dès le début comme une façon d’agir avec les enfants, c’est quelque chose que je vais pouvoir mettre en application dans les différents domaines où j’interviens. Cela me procure un outil de lecture dans les différents domaines. Cela m’est utile pour les enfants, pour les parents, pour les enseignants, pour mon équipe de direction. Je vous remercie profondément. » Directrice d’école, Buenos Aires.

« L’importance d’avoir commencé à travailler avec la méthode, c’est que nous sentons que depuis un an, nous parlons le même langage. Avant, nous étions une somme d’individus tentant d’aider les enfants, chacun avec sa propre expérience vitale, mais on travaillait toujours l’aspect individuel. À présent, nous pouvons voir le groupe, connaître les paramètres, les signes. Ce langage commun nous enrichit pour travailler avec les groupes dans une même direction et dans une voie commune. » Directrice de lycée, Buenos Aires.

« On a tous le sentiment que, pour une fois, on a enfin une réponse. Enfin ça ressemblait à quelque chose qui pourrait produire des effets positifs, générer des changements. Vous nous donnez un moyen d’aider les jeunes, qui sont vraiment en souffrance, et nous, par contrecoup, nous allons mieux aussi. » Enseignant, Paris.

« J’ai eu le plaisir de participer à un atelier que vous et votre équipe avez réalisé dans le cadre du congrès sur le bullying à Santa Fe, Argentine. Je vous remercie de votre amabilité et de votre accueil, du partage de vos expériences et 

de vos connaissances. Cet atelier nous a permis d’apprendre et de nous développer en tant qu’individus. Je vous suis reconnaissante de travailler avec et d’avoir pris un engagement vis-à-vis des enfants, des jeunes et de leur bien-être à tous. » Enseignant, Santa Fe, Argentine.

« Les ateliers pour parents, c’est une expérience merveilleuse. Les choses que j’y ai apprises, surtout la manière d’écouter les enfants, la façon de s’approcher d’eux, m’ont paru vraiment très intéressantes et enrichissantes. Je trouve qu’il est important de transmettre cet outil au plus grand nombre. » Père, Buenos Aires.

« J’ai une fille qui est en 5ème. Elle est dans les cours où l’on met en application la méthode MONICA TOSCANO PREVENTION IN ACT® depuis

deux ans. Elle a eu des problèmes avec certains de ses camarades à l’école où elle se faisait moquer d’elle. Et elle avait du mal à s’affirmer. Aujourd’hui, je constate qu’elle a eu la force de dire qui elle est et de dire qu’elle ne fera pas obligatoirement ce que le groupe lui demande quand elle n’est pas d’accord. Aujourd’hui, ça ne lui fait plus peur. Elle se sent nettement mieux et j’ai aussi remarqué que ses notes sont remontées alors qu’elles avaient baissé à un certain moment. »

Mère, Düsseldorf.

« Cette action est menée par MONICA TOSCANO PREVENTION IN ACT®. Je trouve que les professeurs qui sont dans cette action ont un regard de toute façon bienveillant sur les élèves. D’une façon générale, ce sont des professeurs qui excluent moins que les autres, qui recherchent la compréhension, qui ont une autre approche du groupe. Visiblement, ils comprennent mieux les fonctionnements des groupes. Je crois également que ça les renforce eux aussi. J’ai vu une évolution chez certains enseignants, où j’ai l’impression qu’il y a plus d’affirmation dans la capacité de prendre en charge les difficultés des groupes d’élèves. S’il y a renforcement pour les élèves, il y a forcément renforcement pour les professeurs qui jouissent d’une meilleure compréhension de ce qui se passe entre les élèves. C’est une méthode pratique, puisqu’elle prend en compte la parole de l’élève, et qu’elle conduit les élèves aux modifications qui vont leur permettre de se renforcer. » Principale de collège, Paris.

« Nous avons fait en sorte qu’il existe un langage, un code commun, par exemple : « Nous parlons d’un enfant qui a des problèmes de limites », « Cet enfant a des problèmes de peurs », « C’est un enfant avec des problèmes relatifs à l’influence du groupe d’amis ». Nous avons ainsi été en mesure de codifier de nombreuses attitudes. 

Cette partie théorique et pratique fait à présent partie de notre quotidien et nous permet à tous de savoir que nous réalisons une tâche commune. En tant que directrice d’un établissement scolaire, il y a un autre élément que je considère extrêmement important : nous avons renforcé le réseau de prévention école-famille, ce qui a contribué sans aucun doute à améliorer la vie des enfants. Au moment des dernières évaluations de l’enseignement secondaire, nous avons constaté que ces dernières années, les résultats obtenus n’étaient pas aussi bons que ceux des classes dans lesquelles nous avions mis en place la méthode de façon continue. En tant qu’enseignants, nous pensons que cela est certainement lié à cette cohésion d’équipe qui nous permet à tous de mieux travailler et à l’espace de prévention que nous avons pu ouvrir dans les cours avec les jeunes de 12, 13 et 14 ans, qui sont précisément ceux chez qui j’ai observé et nous avons tous noté une amélioration des résultats. Ainsi, nous avons pu constater que lorsque les enfants sont libérés de certains problèmes, cela leur permet de mieux travailler. » Proviseure, Barcelone.

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